Immigration, National

L’édito de la semaine n°23

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Les minarets contre l’identité

La votation des Suisses, qui se sont prononcés massivement pour l’interdiction des minarets, est venue bousculer le débat sur l’identité. M. Sarkozy, en imaginant cette escroquerie électoraliste, avait voulu un débat parfaitement encadré, avec des réunions organisées par les préfets et des participants soigneusement filtrés, en évitant le plus possible de donner la parole au public. Le site internet mis en place par le ministère est l’objet d’une censure implacable puisque plus de 90% des contributions sont écartées, et la gauche trouve que ce n’est pas encore assez : pensez-donc, un internaute avait écrit « l’identité nationale, c’est voter Le Pen« , et les modérateurs du site avaient laissé passer ! En direct à la télévision, M. Besson a promis à son interlocuteur de faire censurer ce message immédiatement, tout en l’assurant d’être encore plus vigilant à l’avenir !

Sur le terrain, le résultat des premières réunions inquiète le pouvoir : outre le « dérapage » d’un maire UMP, on peut constater en effet le fossé qui sépare les organisateurs du public, bien qu’il soit constitué essentiellement de sympathisants UMP. D’où la dérobade de Nicolas Sarkozy, qui s’est fait remplacer par François Fillon au colloque de l’Institut Montaigne (voir notre article du 4 décembre).

C’est bien le même décalage que l’on a pu constater en Suisse, où la quasi-totalité des médias, des politiciens, des autorités « morales », des églises, des associations de tout poil demandaient le rejet de la proposition faite par l’UDC, et bien sûr les sondages prévoyaient une victoire du ‘non’, mais le peuple n’a pas suivi, il a voté ‘oui’ à l’interdiction à 57,5%, avec un taux de participation rarement atteint.

Et la trentaine de sondages lancés depuis sur internet dans plusieurs pays européens donnent tous le même résultat, prouvant que les peuples ressentent de façon unanime cette islamisation de leur continent comme une menace, et une atteinte à leurs identités nationales.

Nous ne redirons jamais assez, si la question de l’identité se pose aujourd’hui, c’est bien parce que la France est en voie de submersion par une immigration qui n’en finit pas, puisqu’elle est officiellement encouragée par tous les partis au pouvoir depuis plus de 30 ans. Depuis le regroupement familial de Giscard-Chirac en 1975 jusqu’aux régularisations massives de la gauche sous Mitterrand, poursuivies aujourd’hui par M. Besson malgré les apparences, comme le prouvent tous les chiffres connus. D’ailleurs M. Sarkozy a relancé ce qu’il appelle l’immigration « choisie », c’est à dire voulue par les affairistes et les mondialistes qui le soutiennent, mais certainement pas par le peuple français, à commencer par ses propres électeurs. Il faut donc que tout cela se fasse discrètement, et ne pas appeler, comme Martine Aubry et François Bayrou à de nouvelles « régularisations massives ». On peut se demander d’ailleurs si un tel appel ne participe pas du jeu de rôles, permettant à Sarkozy d’afficher sa fermeté… en paroles, tout en ouvrant les vannes en grand.

Mais cette comédie atteint ses limites. Les Français s’en rendent compte tous les jours dans les rues de leurs villes, à la sortie des écoles, et constatent qu’on y voit toujours davantage d’étrangers. Et les scènes d’émeutes qui ont accompagné les matches de qualification de l’équipe de football algérienne ont démontré à chacun l’ampleur du rejet de l’assimilation par une partie grandissante des ces jeunes, pourtant parfois de la 2ème, voire de la 3ème génération à être Français… du moins sur leurs papiers !

Oui, c’est bien là que se situe le cœur du problème de notre identité, et les minarets en sont le symbole le plus criant, il n’est qu’à voir le nombre de mosquées en construction partout en France !

Mais cela, nos « élites » ne veulent pas l’entendre. Il était question, dès cette semaine, de « mieux encadrer » le débat sur l’identité, pour revenir à la « feuille de route » assignée à M. Besson par l’élyséen : il s’agit de faire accepter aux Français la « diversité », dans la « France d’après ».

Le vote des Suisses est montré du doigt par la classe politique européenne, et le député « Vert » Cohn Bendit demande qu’ils votent à nouveau, après un « grand débat », c’est à dire une campagne médiatique sans précédent de bourrage de crâne et de culpabilisation (voir la vidéo sur Nations Presse Infos). A moins que Bruxelles exige du gouvernement Suisse qu’il ne tienne pas compte du résultat de cette votation, en contradiction avec les dogmes de la pensée unique, rebaptisés pompeusement « grands principes ».

Ce ne serait pas la première fois : nous avons déjà connu cela en France avec le référendum sur la constitution européenne. Ah que c’est beau la démocratie sans le peuple ! Et si, au lieu de faire revoter les Suisses, on faisait voter les Français, les Italiens, les Espagnols, les Anglais, les Polonais etc… sur la même question ? Nous attendons votre réponse, messieurs les « démocrates européens » !

Michel Chassier – Chargé de Mission du FN41 – Tête de liste aux régionales 2010 pour le Loir et Cher

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Fédération Départementale du Front National de Loir et Cher

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