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Blois : faut-il craindre la grande méchante crue ?

Vitrail Saint Saturnin completLe souvenir des grandes crues du XIXème siècle est souvent rappelé aux Blésois, et c’est à titre préventif que fut décidé la destruction de la zone dite de la Bouillie.
Nous avons plusieurs fois abordé ce sujet, sur lequel nos élus locaux ont eu également l’occasion d’intervenir au conseil municipal.
La Nouvelle République consacre aujourd’hui un article à la grande crue du 3 juin 1856, « le jour où Blois-Vienne faillit être englouti par la Loire« .
Peut-être un complément d’histoire pour nos lecteurs, au sujet du vitrail de l’Eglise Saint Saturnin, que nous reproduisons dans son intégralité : la statue de Notre Dame de Aydes y a été installée suite à la débâcle du 5 février 1716, qui emporta le pont médiéval. Ce sont des mariniers qui ont retrouvé en aval une statue de la vierge et l’ont rapportée dans cette Eglise, car la population du faubourg de Vienne était alors principalement composée de mariniers et de pêcheurs.
La statue originale a été détruite sous la Terreur, elle a été remplacée en 1803 par une statue de la Vierge provenant de l’Abbaye de la Guiche.
Pour en revenir au risque de crue, qu’en est-il aujourd’hui ?
- comme il est dit dans l’article, les travaux entrepris à Blois par Eugène Riffault ont permis de sécuriser les quartiers les plus vulnérables, ce qui a considérablement diminué l’impact de la crue de 1866. A ces dispositions s’ajoutent l’effet des déversoirs de crue établis en amont de la ville (Montlivault et la Bouillie).
- le pic de crue du 3 juin 1856 atteint la cote de 7,30m. De nos jours, suite à l’extraction du sable et des granulats, mais aussi en raison de l’effet de l’endiguement, le lit de la Loire a été abaissé de 1,30m, ce qui réduirait considérablement les impacts d’une crue équivalente.
- outre les ouvrages évoqués, il faut citer également les barrages établis en amont sur la Loire et l’Allier, même si le programme n’a pas été mené à son terme.
- la conjugaison de ces facteurs font qu’à débit équivalent (estimé à 8000 m3/s) la cote atteinte se situerait nettement en-deça de celle de 1856, limitant les risques et l’impact. C’est pour cette raison d’ailleurs que le val de Loire de blésois n’est plus classifié comme un « territoire à risque important« .
- enfin, faut-il le rappeler, la Loire dans notre région est un fleuve de plaine, et l’onde crue mesurée au bec d’Allier met 48 heures pour parvenir à Blois, ce qui permet de prendre toutes les dispositions nécessaire pour la sécurité des personnes et des biens, sachant que dès lors que l’on habite dans une vallée, le risque d’inondation ne peut jamais être exclu.

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Ces rappels et compléments nous paraissent utiles, non pas pour rassurer, mais pour bien informer les Blésois.

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