Collèges. Une grève ringarde mais des problèmes réels.
La grève du 8 septembre dans les lycées et collèges a été un flop énorme, à Blois comme en France. La NR du 9 septembre 2016 rend compte de la présence de 35 à 40 personnes pour manifester contre la réforme du Collège. Autant dire que c’est un échec cuisant !
Si cette réforme des Collèges est critiquable, la grève en soi n’est pas une réponse syndicale ni politique car elle prend en otage les Français et ne tient pas compte des réseaux de communication ni des centres d’influence actuels. Cette réponse est ringarde et les professeurs n’y croient plus. Le problème n’est pas davantage une question de moyens financiers ou pédagogiques.
Les professeurs constatent que de nombreux problèmes d’autorité apparaissent dans leurs classes, que la prétendue diversité est surtout génératrice de conflits et d’abdications quotidiens (voile, menus halal, relations garçons/ filles, ramadan…) mais il convient de fermer les yeux sur ces faits. Cela ne correspondrait pas au projet multiculturel de nos « élites ».
Les professeurs constatent que les bases des savoirs, lire/écrire/compter, ne sont pas maîtrisées mais ils n’osent pas faire le bilan ni remonter à certaines causes telles que l’apprentissage de la lecture par la méthode globale ou semi-globale, la disparition ou l’atténuation de la chronologie historique, une histoire de France tronquée ou seulement thématique, le refus des classements ou notations, la disparition de la mémorisation (nous connaissons une enfant de CM1 qui ne sait pas ses tables de multiplication). Bref autant de pratiques pédagogiques qui sont nées du pédagogisme libertaire de 68 et dont les initiateurs à la Freinet tiennent encore la rue de Grenelle, les syndicats ou les éditeurs de manuels scolaires.
A quoi cela sert-il de réformer le Bac ou le Brevet si tout le monde l’obtient et si l’enseignement technique ou technologique n’est pas valorisé dans ses pratiques et recrutements ?
Beaucoup de parents se posent toutes ces questions et ceux qui le peuvent, les « sachants », souvent les professeurs eux-mêmes, mettent leurs enfants dans des écoles privées. Des écoles dont il faut dire que le coût par élève est plus bas que dans le public et dont le taux de réussite est largement meilleur (Chiffres de l’IFRAP. Plus 1951 euros par élève dans le primaire public et plus 2788 euros dans le secondaire public). Comment justifier un enseignement plus coûteux quand il n’est pas plus performant que celui qui coûte moins cher ?
La campagne des présidentielles devra y répondre. C’est urgent !




























