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Traité d’Aix la Chapelle : qui sont les menteurs ?

AM-EM AixM&M’s (Macron et Merkel) accueillis sous les huées à Aix la Chapelle. Deux dirigeants rejetés par leurs peuples.
Depuis quelques jours le pouvoir s’affole et multiplie les attaques, relayées par des médias complaisants, pour dénoncer les opposants au traité d’Aix la Chapelle, qualifiés de menteurs.

Pourquoi un tel acharnement ? La réponse se trouve dans le texte, et ceux qui essaient de le défendre ne font que s’enfoncer à chaque fois un peu plus.
Prenons quelques points :
La création d’une Assemblée parlementaire franco-allemande. Composée de 50 députés français et 50 députés allemands, cette assemblée commune sera notamment chargé de contrôler la mise en œuvre du Traité. Autrement dit de contrôler l’Assemblée nationale, censée être souveraine.
Le Traité fixe des objectifs communs en matière de défense et de sécurité, de développement durable, d’apprentissage des langues et de culture. Mais comment peut-il y avoir défense commune sans politique étrangère commune ? Il y a bien en projet un abandon de souveraineté. Pour le reste il s’agit de forcer à une convergence dans différents domaines où chaque nation doit demeurer libre de ses choix.
Le siège de la France au Conseil de sécurité de l’ONU. Le traité précise de nouvelles formes de coopération au niveau du Conseil de sécurité. Ainsi, l’article 5 explique que les deux pays « établiront des échanges au sein de leurs représentations permanentes auprès des Nations unies à New York, en particulier entre leurs équipes du Conseil de sécurité« . L’article 8 ajoute que les Etats voisins « s’engagent à poursuivre leurs efforts pour mener à terme des négociations intergouvernementales concernant la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies« , et que « l’admission de la République fédérale d’Allemagne en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies est une priorité de la diplomatie franco-allemande« .
Mais en réalité il est clair qu’il n’y aura de siège permanent supplémentaire au Conseil de sécurité, c’est bien pourquoi l’Allemagne, par la voix de son vice-chancelier Olaf Scholz, a exprimé son souhait de voir le siège permanent de la France se transformer en siège européen.
La coopération transfrontalière avec la mise en œuvre « d’innovations juridiques spécifiques » vise à « éliminer les obstacles dans les territoires frontaliers et à faciliter la vie quotidienne de leurs habitants« . En réalité, appliquer des dérogations permettant d’appliquer dans le droit du travail la règle du moins-disant, c’est à dire la loi allemande, et laisser transiter librement les « migrants ».
Simple question : les frontaliers qui travaillent en Belgique, au Luxembourg ou en Suisse rencontrent-ils des difficultés particulières ? Evidemment non.
Tout cela se trouve dans le traité et peut être facilement vérifié.
Des voix s’élèvent déjà pour une saisine du Conseil constitutionnel, demandée par Marine Le Pen.
Encore faudrait-il qu’il y ait suffisamment de parlementaires pour l’exiger. Nous verrons la position des LR, pour l’instant plutôt discrets sur le sujet.
En attendant il est important de réinformer nos concitoyens face au matraquage des médias.

Mise à jour du 23/01 : l’ancien député européen Patrick Louis (MPF) confirme :
«Et ce qui est très grave pour moi, c’est l’orientation pour la diplomatie française, puisque si je prends l’article 8 paragraphe 2 du traité, il dit, je cite: « L’admission de la République fédérale d’Allemagne en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies est une priorité pour la diplomatie franco-allemande« . C’est-à-dire que le traité a pour but d’inviter l’Allemagne à siéger au Conseil de sécurité de l’Onu, ce qui est un vrai suicide pour la France, parce que vous savez qu’au Conseil de sécurité de l’Onu il y a cinq pays, les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni, donc il y a deux pays européens, ainsi, vouloir à tout prix qu’il y ait un troisième pays l’Allemagne, alors que l’Inde, le Brésil, l’Afrique ne sont pas présentés, c’est dire qu’il faut que la France abandonne son siège au profit non pas de l’Allemagne mais de l’Union européenne», explique Patrick Louis.

 

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