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L’UE voudrait interdire la bouillie bordelaise !

Bouillie_bordelaise-1903La fameuse « bouillie bordelaise », à base de cuivre et de chaux, est utilisée depuis la fin du XIXème siècle, d’abord en viticulture, mais aussi pour le maraîchage et l’arboriculture.
Pour les viticulteurs labellisés « bio », c’est le seul produit phytosanitaire autorisé pour lutter contre le mildiou.
Or la Commission européenne – qui faut-il le rappeler n’est élue par personne – voudrait l’interdire.
Et l’autorisation actuelle prend fin en janvier 2019. Ensuite, il n’y a toujours pas de réponse définitive : l’autorisation pourrait être prolongée en diminuant les doses à l’hectare, ou bien abrogée purement et simplement.
Pour les vignerons bio mais pas seulement, ce serait une catastrophe.
Le Président de la commission bio des vignerons indépendants, Michel Gendrier, s’en inquiète dans la Nouvelle République du 12/11/2018.
Philippe Loiseau avait posé une question écrite en juin dernier (2018 06 QE PL Cuivre). La réponse apportée par la Commission n’est en rien rassurante, et laisse les intéressés dans l’incertitude à deux mois de l’échéance.
Nos élus font tout pour défendre la viticulture française, déjà menacée par des réglementations qui favorisent nos concurrents.
Une fois encore, il faudra que nous soyons en mesure de peser davantage sur les décisions, et surtout de remettre en cause le fonctionnement et les pouvoirs exorbitants de la Commission… d’où l’importance des européennes de mai 2019.

Saisonniers de l’agriculture : peut-on faire confiance aux pompiers-pyromanes ?

manif agriculteurs Blois_1Les représentants départementaux de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs ont rencontré les parlementaires de Loir et Cher pour défendre les exonérations de charge pour le travail saisonnier (la Nouvelle République du 2/10/2018).
En effet, le projet de loi de finances (budget de l’Etat) pour 2019 prévoit la suppression de cette disposition, destinée à compenser partiellement  le coût de main-d’œuvre « beaucoup plus élevé que celui de nos concurrents européens ».
Mais le problème c’est que tous ces parlementaires ont fait voter Macron en 2017.
Une fois encore, ils ne peuvent que déplorer les conséquences de leur choix.
Nous ne manquerons pas d’observer leur vote lors de l’examen de la loi de finances.
Combien oserons voter contre, combien vont prudemment s’abstenir… à moins qu’une envie pressante ne les oblige à quitter l’hémicycle au moment du scrutin… On a déjà vu ça !
Mais pendant ce temps, l’article le rappelle, le gouvernement trouve des solutions pour donner du travail aux « réfugiés ».
On voit bien quelles sont les priorités…
Encore une fois, la meilleure façon de sanctionner Macron et son gouvernement, c’est de placer la liste soutenue par Marine Le Pen et le Rassemblement national en tête aux européennes de 2019 !

Travailleurs détachés : triste record pour le Loir et Cher.

ChomageAvec 6 237 travailleurs détachés en plein mois de juillet, le Loir et Cher se classe au premier rang des départements français (la Nouvelle République du 30/07/2018).
Toujours aussi difficile à comprendre quand on sait que le département comptait fin juin 14 450 chômeurs de catégorie A et 26 870 en additionnant les catégories A, B et C.
La question de l’attractivité des métiers manuels reste donc bien posée.
On peut également faire remarquer que beaucoup de ces emplois sont saisonniers dans le secteur agricole, là encore on peur s’étonner qu’il n’y ait pas davantage d’étudiants intéressés.
Les élus du Rassemblement national sont intervenus régulièrement sur ce sujet en Région Centre-Val de Loire, mais c’est au niveau de l’Etat qu’il faudrait agir… à condition de savoir dire non à Bruxelles !

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Congrès de la FNSEA à Tours : l’agriculture va de Travert.

manif agriculteurs Blois_1Le moins qu’on puisse dire c’est que le ministre n’a pas convaincu les agriculteurs réunis à Tours pour le Congrès de la FNSEA (la Nouvelle République du 30/03/2018).
Les sujets qui fâchent ne manquent pas, comme les zones défavorisées, les traités de libre-échange ou les cotisations sociales.
La présidente Christiane Lambert était « visiblement contrariée » par ce discours de clôture, mais comment pourrait-il en être autrement ?
Sur la redéfinition des zones défavorisées comme sur les traités (CETA, TAFTA, accords avec le Mercosur) le ministre est tout aussi impuissant que le locataire de l’Elysée, réduit au rôle de gouverneur de la France, puisque c’est Bruxelles qui tranche.
Et cela, la FNSEA le savait déjà en 2017, ce qui ne l’a pas empêché d’appeler à voter en faveur de Macron et de se réjouir de son élection.
En cela les dirigeants du principal syndicat agricole se comportent comme tous ces élus qui se plaignent aujourd’hui de mesures qui étaient annoncées et qui sont en grande partie la conséquence de leurs propres choix  : « ils se plaignent des effets dont ils chérissent les causes« .
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Salon de l’Agriculture : pourquoi Marine est-elle si bien accueillie ?

DXHVIhEXcAAABecAu grand dam de tous ceux qui l’avaient déjà enterrée, Marine le Pen a reçu, et de loin, le meilleur accueil au Salon de l’Agriculture comparé à tous ses concurrents.
Macron a été copieusement sifflé, malgré un déploiement de moyens exceptionnel : selon le Figaro son escorte ne comportait pas moins de 1000 personnes, dont 300 policiers en tenue, autant en civil, et une « claque » destinée à l’accueillir dans chaque hall pour faire illusion.
Wauquiez a tenté de séduire les professionnels, mais l’accueil du public était plutôt indifférent.
C’est tout autre chose avec Marine Le Pen, attirant toujours une foule nombreuse, multipliant les « selfies », répondant aux dizaines de journalistes qui l’ont suivi, à l’aise sur tous les sujets et avec tous les publics.
Elle a aussi rencontré les représentants des différentes filières, montrant une parfaite connaissance de la question agricole, à la différence d’un Macron qui s’est contenté de phrases creuses toujours aussi déconnectées de la réalité.
Il faut dire que le Front National a pour lui le mérite de la cohérence : il a toujours dénoncé les méfaits de la politique agricole de l’UE, la concurrence déloyale intra-européenne et l’ouverture au libre-échange avec le TAFTA, le CETA et le Mercosur.
Contrairement au parti de M. Wauquiez, auquel Marine Le Pen n’a pas manqué de rappeler ses positions à Bruxelles : « Concernant le vote du CETA au Parlement européen, il y a un an, douze eurodéputés LR ont voté pour, 5 se sont abstenus, 2 avaient piscine : voilà la défense de l’agriculture française selon LR« .
On observe la même chose à la Région.
Certes le groupe de Guillaume Peltier a voté un voeu demandant le maintien du classement en Zone défavorisée des communes de la Région Centre-Val de Loire qui en étaient exclues, mais au sujet des Fonds « européens » post-2020, il n’a pas eu le courage de s’opposer au Président Bonneau qui demande aux Etats de donner davantage d’argent à l’Europe et recommande un impôt européen. Il a préféré s’abstenir, de peur sans doute de voir son groupe se diviser sur la question.
Vous pouvez retrouver les interventions de nos élus sur le site du groupe FN Centre-Val de Loire.

Zones défavorisées, rapport Spinetta : ils maudissent les effets dont ils chérissent les causes !

TER CVLLes élus régionaux ont été unanimes pour voter deux voeux à l’adresse du gouvernement.
L’un portait sur le maintien des zones défavorisées simples, qui conditionnent le versement des indemnités compensatoires de handicap naturel et donc la survie de nombreux exploitants, en particulier des éleveurs.
Le second visait à défendre les lignes ferroviaires « du quotidien », autrement dit les petites lignes jugées non rentables et condamnées au nom de l’ouverture à la concurrence.
Les élus du groupe FN avait assuré le Président de Région de leur soutien à ces voeux. Le groupe UDC avait été de jouer « perso » en déposant deux voeux sur les mêmes sujets. Ils ont finalement préféré les retirer.
Cela dit, nous ne sommes pas dupes. Comme nous l’avons déjà dit la question des zones défavorisées résulte d’une décision de Bruxelles, et la carte définitive ne sera connue, en principe le 1er mars, qu’après validation par la Commission européenne. Or le Président souhaitait, dans un rapport présenté au cours de la même session, donner encore plus de pouvoirs à l’Union européenne. D’où l’observation de Charles de Gevigney : « ils maudissent les effets dont ils chérissent les causes« .
Nous aurions pu faire la même réflexion sur le ferroviaire, puisque la fermeture annoncées des lignes secondaires résulte de la mise en concurrence imposée par Bruxelles.
C’est Michel Chassier qui est intervenu sur le sujet, en expliquant comment la mise en concurrence s’opposait au principe même du service public, qui repose sur la notion de péréquation : les lignes rentables financent celles qui ne le sont pas.
Si l’on appliquait les conclusions du rapport Spinetta à tous les transports en commun, même le métro parisien ne roulerait plus !
Sans parler de la Poste, qui devrait abandonner la distribution du courrier en zone rurale.
On voit bien à quel point Macron est soucieux de suivre la feuille de route qui lui a été assignée par ses commanditaires. A vrai dire il n’a guère le choix, car les mêmes qui l’ont fait élire grâce aux médias qu’ils contrôlent peuvent demain le faire tomber s’il ne respectait pas ses engagements.

Lire la réponse de Michel Chassier sur le site du Groupe FN-CVL.

Zones défavorisées : les promesses seront-elles tenues ?

manif agriculteurs Blois_1Suite à leur action déterminée, les agriculteurs de la Sologne loir-et-chérienne ont obtenu la promesse du maintien de toutes les communes classées jusqu’ici en zone défavorisée, condition sine qua non pour bénéficier d’aides indispensables à la survie des exploitations, particulièrement dans l’élevage.
Mais en contrepartie d’autres communes de la Région Centre-Val, de Loire en sont exclues.
Dans un projet de voeu à l’occasion de la prochaine session le président Bonneau déplore « 
le fait que les critères du Ministère de l’Agriculture amenèrent à des résultats radicalement différents au fil des semaines. »
Il semble que la carte évolue aussi au gré des protestations.
Lors de la dernière commission permanente vendredi dernier, Harold Huwart, 5e vice-Président délégué développement Économique, à l’économie sociale et solidaire et à l’agriculture, a déclaré que la carte allait être rendue publique.
Il ignorait sans doute que deux jours plus tôt le ministre avait dit le contraire, préférant attendre la validation de Bruxelles le 1er mars. Michel Chassier lui a d’ailleurs répondu : « la France propose, Bruxelles dispose. »
Mais le plus étonnant dans ce contexte, c’est de voir tous ces élus PS, Verts, LR, UDI, soutenir les agriculteurs alors qu’ils ont depuis des années, tour à tour aux affaires, soutenu les politiques qui ont conduit notre agriculture dans cette situation.
Pire, ils n’entendent pas en changer, puisqu’ils ont tous soutenu Macron il y a un an. Charles de Gevigney leur a fait remarquer à son tour : « vous en êtes réduits à quémander auprès de l’Europe « .
La question va revenir jeudi prochain en session plénière.

Zone agricoles défavorisées : les agriculteurs solognots gagnent une manche.

Philippe_Loiseau_tracteurPhilippe Loiseau, député français au Parlement européen, membre de la commission Agriculture et développement rural.
Les agriculteurs solognots, après avoir passé 3 nuits à bivouaquer devant la sous-préfecture de Romorantin, ont levé le camp hier suite à la promesse qu’ils ont reçue du ministère d’un rétablissement des communes exclues dans le périmètre des zones agricoles défavorisées simples (la Nouvelle République du 10/02/2018).

On ne peut que s’en féliciter, à condition que tout cela soit confirmé dans la carte officielle qui ne sera publiée que la semaine prochaine, alors qu’il faut s’attendre à de nouveaux arbitrages (*).
Car dans le même temps, 200 communes de la Région centre Val de Loire demeurent exclues, et les agriculteurs d’Indre et Loire bloquaient hier encore le péage de l’A10 à Monnaie. Sans parler des blocages dans la région de Toulouse ou de Montauban, passés pratiquement sous silence par les médias macronistes.
Comme nous l’expliquions il y a trois jours, cette réforme imposée par Bruxelles doit être « budgétairement soutenable, dans un contexte contraint ». Par conséquent à budget égal avec une Europe élargie à 28, dont des pays aux revenus moins élevés qu’en France, nous serons forcément perdants.
Et si les agriculteurs solognots semblent avoir gagné cela veut dire, dans une enveloppe qui ne changera pas au niveau national, que d’autres départements perdront.
En fonction de la contestation ici où là il y aura sans doute encore des ajustements.
La méthode gouvernementale n’a pas changé : donner d’une main pour reprendre de l’autre, déshabiller Pierre pour habiller Paul, lâcher un peu de lest lorsque la contestation est trop forte… Toutes les combines de cet ancien monde politique qui n’a pas changé, incarné aujourd’hui par Macron que les Français ont élu il faut dire par couardise.
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Zone rurales défavorisées : la France sous tutelle, les éleveurs en première ligne.

manif agriculteurs Blois_1Image d’illustration : manifestations d’agriculteurs à Blois en 2016.
Les agriculteurs solognots manifestaient hier à Romorantin pour le maintien de la Sologne en zone défavorisée (la Nouvelle République du 24/01/2018).

En cause le nouveau zonage actuellement à l’étude au ministère de l’Agriculture avec les représentants des professions agricoles et des Régions.
Une fois de plus cette révision, qui concerne tous les Etats membres de l’UE, est une obligation qui découle des observations de la Cour des comptes européenne.
Même si chaque Etat a la possibilité de mettre en avant des spécificités qui lui sont propres et dispose de marges de manœuvre, il s’agit donc bien d’une conséquence de la politique agricole de l’Union européenne.
A cela s’ajoute le lobbying des écologistes et prétendus tels, qui poussent à réorienter une partie des aides vers des mesures agro-environnementales, qui relèvent parfois davantage d’une politique d’aménagement du territoire que des aides agricoles, puisqu’il ne s’agit pas de productions à proprement parler.
Les agriculteurs solognots ont obtenu un rendez-vous au ministère de l’Agriculture d’ici vendredi.
Mais la France sous tutelle de l’UE n’a pas beaucoup de marges de manoeuvres.
Les élus du groupe Front National au Conseil régional, qui n’ont pas été associés à cette réflexion au niveau de la Région, vont s’adresser au Président de Région pour connaître sa position. 

Couffy : Hulot sans hélico, une visite en catimini.

Nicolas Hulot Loir et CherNicolas Hulot était en Loir et Cher ce vendredi pour une visite symbolique, presque en catimini, destinée surtout à faire passer un message au national.
Pour faire oublier le slogan qui lui colle à la peau « tous à vélo, moi en hélico« , le ministre est venu de Paris par le train : sans doute l’unique Intercité qui permet de faire Paris-Blois le matin.
Il devait ensuite, accompagné d’un imposant dispositif de sécurité, visiter la Réserve Naturelle Géologique Régionale de Pontlevoy, mais la presse n’en a pas rendu compte, avant de se diriger vers les prairies du Fouzon dans un élevage caprin produisant l’AOC Selles sur Cher.
Le passage du cortège a bloqué partiellement les rues de Montrichard en ce jour de marché.
Venu défendre la biodiversité, il a été confronté à la réalité, comme le souligne la Nouvelle République.
Tout le monde bien sûr défend la biodiversité, c’est une cause entendue, de même que tout le monde combat la maladie, la pauvreté, etc…
Nos élus sont encore intervenus sur le sujet lors de la dernière session du Conseil régional.
Mais au-delà du discours, le problème des agriculteurs est de vivre et parfois même de survivre.
Or, certains éleveurs caprins ont dû cesser leur activité, faite d’avoir reçu les aides promises.
En cause le fonctionnement de l’agence de paiement chargée de verser les subventions dites « européennes », mais financées par la France.
Le gouvernement explique ces retards depuis 2 ans pas un problème informatique. La vérité c’est que les exigences de Bruxelles sont telles dans la gestion des dossiers que le système est de plus en complexe. C’est bien pourquoi le Front National demande que ces aides ne transitent plus par l’Union européennes, que la France retrouve la gestion de ces fonds qui lui appartiennent et puisse décider des critères d’attribution en fonction de l’intérêt des producteurs français. C’est cela aussi la souveraineté économique.
En sortant du site, il était attendu par des agriculteurs de la FNSEA, qui bloquaient la route avec leurs tracteurs pour demander une clarification sur l’usage des produits phytosanitaires, dont certains sont interdits en France mais autorisés dans d’autres pays de l’UE, dont la production vient concurrencer celle des producteurs français.
Au final il n’est pas ressorti grand chose de cette visite, le flou demeure sur les intentions du gouvernement, au sein duquel Hulot se donne un an avant de savoir s’il sert vraiment à quelque chose.
Pour terminer nous sommes surpris par l’absence des élus de la Région ou même des parlementaires, tout du moins ils ne sont pas visibles sur les photos.
Il est vrai que nos élus régionaux n’ont pas été conviés à cette visite…

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Comice agricole de Billy : comment protéger notre agriculture ?

manif agriculteurs Blois_1Les comices agricoles attirent toujours autant le public, mais aussi les personnalités du monde politique.
En cette période les uns et les autres n’ont pu que souligner les difficultés du monde agricole, ce que la Nouvelle République traduit dans son titre : « l’agriculture, un secteur qu’il faut protéger. » (NR du 10/07/2017)
Protéger ? Mais tous ceux qui sont venus parler de protection sont les mêmes qui condamnent chaque jour le « protectionnisme » !
Sauf il est vrai devant les agriculteurs.  Lors d’une rencontre organisée par la FDSEA à l’occasion des législatives, on avait pu entendre plusieurs candidats parler de « protectionnisme raisonnable », alors qu’ils critiquent cette idée lorsqu’elle est défendue par Marine Le Pen !
La vérité c’est qu tous ces ministres et parlementaires qui se présentent en défenseurs de notre agriculture soutiennent à Paris et à Bruxelles toutes les politiques qui conduisent à la mort programmée de l’agriculture française.
Les mots peuvent paraître fort, c’est pourtant bien de cela qu’il s’agit.
Au sens propre avec la terrible explosion des suicides d’agriculteurs, multiplié par 3 en 2016. Selon la Mutualité Sociale Agricole, en 2016, 50% des agriculteurs ont eu moins de 354 € de revenu mensuel, sans perspectives de redressement à moyen terme.
Endettement, conditions de travail difficiles, baisse des aides de la PAC, baisse des cours du lait et de la viande, volatilité des cours pour les céréales, concurrence déloyale, multiplication des normes et des contraintes, le constat est connu de nos dirigeants, mais sans doute moins du grand public, qui n’imagine pas la gravité de cette crise.
Crise qui s’est accélérée avec les intempéries de ces deux dernières années dans notre région : gel tardif des vignes, inondations, sécheresse.
Mais qui donc fait le bon diagnostic et propose de vraies solutions ?
Certainement pas ceux qui sont les premiers responsables de la situation.
Car lorsque nous parlons de mort programmée, il s’agit bien d’une volonté politique visant à en finir avec le modèle agricole français basé sur des exploitations familiales de taille raisonnable au profit d’une concentration en grandes unités de production, propriété d’investisseurs : banques, fonds de pensions, sociétés d’investissement y compris étrangères comme on le voit déjà dans l’Indre avec le rachat de terres agricoles par des investisseurs chinois.
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Les élus régionaux FN en formation sur les questions agricoles les 1er et 2 juillet.

Philippe Noyau, président de la Chambre d’agriculture, l’évoque à demi-mot, lorsqu’il rappelle que « sur l’ensemble de la production agricole, 10 % étaient commercialisés en bio et en vente directe, 10 % dans des secteurs de niche et 80 % partaient vers l’export et l’agroalimentaire. »

On se souvient qu’après les intempéries de 2016 le président de la FNSEA Xavier Beulin avait déclaré que certaines exploitations ne résisteraient pas, mais que cela permettrait de conforter les plus importantes qui pourraient augmenter leur surface. On peut difficilement être plus cynique.
Le problème c’est que la taille accentue le problème de la transmission ou de la reprise, d’où l’intervention des sociétés financières, et la fin programmée de notre modèle agricole.
Nos gouvernants ne s’y opposent pas, car cela correspond selon eux à une évolution rendue nécessaire par la mondialisation.
Pour le Front National, notre modèle agricole doit être préservé, mais cela n’est possible que si nous reprenons les commandes, en instituant une politique agricole française (PAF) à la place de la PAC, avec des mesures de soutien aux cours et aux exportations.
Toutes ces questions seront abordées dans le cadre des débats avant le prochain Congrès de mars 2018.
Le 1er week-end de juillet, nos élus régionaux étaient déjà réunis sur le thème de l’agriculture et des politiques agricoles régionales. Une rencontre très instructive, avec les interventions de nos eurodéputés membres de la commission de l’agriculture, Philippe Loiseau et Edouard Ferrand et d’exploitants (producteur laitier, céréalier, viticulteur) dont plusieurs représentants syndicaux.
Nous reviendrons plus en détails sur question fondamentale et nous vous invitons dès maintenant à nous faire part de vos remarques et de vos réflexions.

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Les fossoyeurs de l’agriculture aux obséques de Xavier Beulin.

L'UE tue nos agriculteursLes obsèques de Xavier Beulin, président de la FNSEA et CESER Centre-Val de Loire, président du groupe Avril, ont été célébrées vendredi 24 février à Orléans.
Les représentants du monde politique étaient nombreux : François Hollande, Bernard Cazeneuve, Claude Bartolone, Gérard Larcher, Stéphane Le Foll, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Valérie Pecresse, Emmanuel Macron, François Bayrou, Myriam El Khomry, Michel Barnier, Henri Nallet, Bruno Le Maire, Xavier Bertrand et le commissaire européen Phil Hogan.
Nous avons pu assister à la cathédrale Sainte Croix aux embrassades fraternelles, mais ce qui frappe surtout c’est que tous ces représentants du système, dont le ministre de l’agriculture et ses prédécesseurs, venus rendre hommage à travers Xavier au monde agricole, sont précisément les fossoyeurs de l’agriculture française, sacrifiée sur l’autel de l’Union européenne.
Sans parler des candidats à la présidentielles Emmanuel Macron ou François Fillon venus s’afficher à l’occasion de cette cérémonie, provoquant quelques commentaires chuchotés parmi l’assistance.
Pour sa part le Front national a présenté ses condoléances par un communiqué national et un communiqué du groupe FN Centre-Val de Loire, tout en rappelant ses divergences avec certaines orientations de la FNSEA, en particulier sur l’Europe.
Heureusement Philippe Loiseau et Edouard Ferrand se battent au sein de la commission Agriculture et développement rural pour défendre nos agriculteurs.
Marine le Pen aura l’occasion de rencontrer la profession la semaine prochaine au Salon de l’agriculture, visite au cours de laquelle tout le monde peut constater, année après année, que les agriculteurs sont de plus nombreux à comprendre où se trouvent leurs véritables défenseurs.

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Pas de pays sans paysans !

Photo d'illustration

Le Front national de Loir et Cher ne peut qu’approuver la critique faite par la Confédération paysanne 41 concernant « le gaspillage de terres agricoles en France, et notamment en Loir-et-Cher, où l’urbanisation se fait toujours sur les meilleures terres…» (la Nouvelle République du 30/1/2017).
Comme elle, le FN41 condamne localement les projets d’une seconde sortie d’autoroute à Blois, d’une déviation à Chémery ou celui d’une ligne TGV en Sologne. Des projets qui ne sont qu’illusoires et fuites en avant pour endormir nos compatriotes.
Ces projets absorberaient d’excellentes terres agricoles, outil de travail essentiel pour les paysans et indispensable aux Français pour une alimentation enracinée et raisonnée.
La Confédération paysanne de Loir et Cher sera peut-être étonnée de constater que les élus FN, à la Région et dans les instances municipales du département, visent ces même objectifs de protection des terres agricoles, première exigence pour développer une autonomie alimentaire de proximité et de qualité.
Comme la Confédération paysanne 41, on sait au Front National 41 que la terre ne ment pas et qu’il n’y a pas de pays sans paysans. Tout le contraire de Bruxelles et de la FNSEA… Voilà des sujets dont il faudra parler dans la prochaine campagne présidentielle. Mais attention aux promesses des européistes qui n’engagent que ceux à qui on les fait !

Agriculteurs Bio en difficulté. Qui est responsable ?

Manif agriculteurs bioManif agriculteurs bio_2

Michel Chassier (41) et Jean-René Coueille (18) à la rencontre des agriculteurs bio à Orléans le 16 décembre.
Pendant que le préfet de Région annonce la prochaine disparition de plusieurs centaines d’exploitations agricoles en Région Centre Val de Loire, les agriculteurs bio manifestent et protestent à Orléans devant le Conseil régional. Pourquoi ?

Officiellement, parce que la Région Centre-Val de Loire avait, en 2014, sous-estimé le nombre d’installations en bio et que, de ce fait, les aides ou subventions attribuées en théorie aux agriculteurs Bio nouvellement installés sont insuffisantes. La Région pensait atteindre le doublement des surfaces en 2020 alors qu’en décembre 2016 nous y sommes déjà  (la Nouvelle République 16/12/2016).
Trois questions importantes.
- Qui est responsable de ce mauvais calcul ? La Région ? Les instances régionales agricoles ?
- Comment se fait-il qu’il faille aller réclamer des « aides européennes » alors que toutes les aides 2015 n’ont pas été versées, et celles de 2016 pas du tout !
- Comment expliquer les disparités entre les différentes régions dans les attributions de ces subventions dès lors que pour les aides 2016, 11 M€ seraient accordés à la Région Nouvelle-Aquitaine, et moins d’un million à la Région Centre-Val de Loire, alors que notre Région a été plus performante.
Conclusion. Nous voyons bien que ces aides Bio sont surtout destinées à appâter les agriculteurs soucieux d’une reconversion moderne et rentable mais l’instabilité et le flou de leurs attributions fragilisent et condamnent les agriculteurs dans leur plan d’avenir, d’autant plus que les aides au maintien, destinées à les accompagner le temps de la transformation ne seraient plus maintenues.
Il faut savoir que la Région, qui se félicitait il y a deux ans de se voir attribuer par l’Etat la gestion des « aides européennes » en demeure seulement le service instructeur, elle ni le décideur (c’est Bruxelles), ni le payeur (c’est L’Agence de services et de paiement (ASP) établissement public interministériel). D’où la complexité, la lenteur et les retards importants dans le versement de ces aides prétendument européennes qui ne sont que la redistribution incomplète et partielle de l’argent français que nous versons à l’Union européenne. Cet argent ne vient pas d’Union européenne mais de nos poches  et nos agriculteurs ont du mal à le récupérer !
Petite anecdote tout de même à propose du bio : la Région accordait une aide aux lycées pour l’achat de produits labellisés bio. Un de nos élus a été alerté à l’occasion d’un conseil d’administration dans un lycée que cette ligne budgétaire aurait été supprimée.
Les agriculteurs « traditionnels » disparaissent par centaines, comme si c’était une fatalité. Tout est promis pour que les reconversions dans le Bio se multiplient mais les promesses ne sont pas tenues.
Situation d’autant plus paradoxale qu’il existe une demande et qu’il faut par conséquent importer des produits bio d’Allemagne. Bonjour les circuits courts et la proximité !

Des centaines d’exploitations vont mourir cette année en région Centre ! Silence !

Photo d'illustrationC’est terrible. Le préfet de Région annonce que plusieurs centaines d’exploitations qui ne sont plus « viables » devront donc être liquidées. » en région Centre (la Nouvelle République du 17/12/2016). Plusieurs centaines, 200 ou 800 ?
Cette condamnation à mort par un préfet qui ne s’interroge pas sur la notion de « viabilité » a été prononcée à la suite d’un croisement des fichiers des banques, de la MSA, des syndicats  et des services de l’Agriculture.
Ces données seraient « confidentielles » mais elles émergent tout de même en sourdine pour que la réaction des « condamnés à mort » soit atténuée, progressive et que tout ne se termine pas par une jacquerie en pleines élections présidentielles. On peut faire confiance au syndicat de Xavier Beulin pour juguler et anesthésier toute volonté de révolte.
Le préfet appelle cela une « opération vérité qui est nécessaire pour adapter aux exploitations un modèle économique viable ». Une « opération vérité » qui va mettre sur la paille ou dans l’angoisse des centaines d’agriculteurs proches de la retraite. Quand on sait que ce sont les agriculteurs et non les banlieues qui paient le plus lourd tribut des suicides en France, une moyenne de 600  par an, on comprend mieux la gravité de cette information du préfet de Région.
On nous répète qu’il y a trop d’exploitations agricoles, qu’il faut des concentrations de surfaces plus importantes. C’est à prouver. Chaque semaine, 200 exploitations agricoles disparaissent en France faute d’avoir trouvé un successeur ou un nouvel exploitant.
Depuis le 1er janvier 2016, 9246  fermes ont disparu, 200 agriculteurs ferment la porte chaque semaine mais le préfet nous annonce qu’il y en a encore trop.
C’est une catastrophe car la terre c’est l’enracinement d’un peuple dans sa terre, c’est l’indépendance alimentaire et le contact avec le réel.
Par-dessus tout, il n’y a pas de pays sans paysans. Et cela les mondialistes ou européistes le savent… Il faudra s’en souvenir en mai 2017 ! 

Conseil régional : vos élus sur tous les fronts !

CsZaXbJWEAE4m_WConférence de presse jeudi 15 septembre à Orléans.
La Commission permanente se réunissait vendredi à Orléans. A l’occasion de cette rentrée du Conseil régional, les élus Front National ont tenu une conférence de presse en relevant trois sujets principaux : l’annonce d’une nouvelle vague de migrants, les aides à l’agriculture et la formation professionnelle.
Sur le premier point, présenté par Véronique Péan (Indre et Loire) nous avons été les seuls à aborder en commission, alors que le Président avait refusé d’inscrire la question à l’ordre du jour. Sujet sensible qui a provoqué quelques réactions épidermiques dans les rangs de majorité PS-Ecolos, tandis que le groupe de la Droite et du Centre de Guillaume Peltier préférait garder le silence. Il est vrai que la Commission permanente se tient à huis clos !
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Les fossoyeurs de l’agriculture française osent se montrer au côté des paysans.

loiseauA l’occasion du sommet des ministres européens de l’agriculture à Chambord, plusieurs syndictas agricoles ont organisé des manifestations en ordre dispersé autour de Chambord et à Blois.
Le FNSEA du très européiste Xavier Beulin avait rassemblé ses troupes à Lamotre-Beuvron, la Confédération Paysanne devant le Préfecture de Blois, la Coordination rurale à Maslives, aux portes du Domaine de Chambord.
Pas de quoi émouvoir les représentants de l’euro-mondialisme, puisqu’aucun de ses syndicats n’ose remettre en cause le principe de la PAC (Politique Agricole Commmune de l’Union Européenne), ils demandent seulement des aménagements.
La position du Front National est plus claire, puisque nous avons compris depuis longtemps que la PAC n’est pas réformable, et que la France doit retrouver sa souveraineté dans le domaine de l’agriculture comme dans bien d’autres.
Mais les syndicats agricoles continuent à faire croire aux agriculteurs qu’ils reçoivent des aides grâce à la PAC, alors que c’est la France qui subventionne l’Union Européenne à hauteur de 8 milliards d’euros par an.
Voilà pourquoi le Front National ne s’est pas joint aux différentes manifestations organisées aujourd’hui. Peut-être l’aurions nous fait en cas de manifestation unitaire, avec un objectif bien défini.
Malheureusement, ce n’était pas le cas.
Quant aux représentants de certains partis politiques qui étaient présents aux côtés des agriculteurs, ce sont les incendiaires qui jouent les pompiers. Ils sont les fossoyeurs de l’agriculture française et veulent se présenter comme ses défenseurs… en demandant encore plus d’Europe !
Nous n’avions rien à faire avec eux.
Nous invitons plutôt les agriculteurs à suivre l’activité de notre député européen Philippe Loiseau, membre de la commission Agriculture et développement rural.

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Chambord ou la vie de château des ministres de l’agriculture hors sol

Chambord_chateauLe ministre de l’Agriculture, Stéphane le Foll tente de désamorcer la révolte des agriculteurs en les recevant cet après-midi à la préfecture de Blois. Un cocktail de bla-bla-bla et somnifères ! Ensuite, le ministre de l’Agriculture recevra ses homologues européens hors sol lors du sommet qui se tiendra demain à Chambord. Pourquoi faire ?
Alors que c’est le désarroi le plus total dans l’agriculture française, le gouvernement veut se tourner vers Bruxelles pour trouver une solution et réviser la politique agricole commune (PAC). Une erreur grossière que les Britanniques ont évitée en sortant de l’Union Européenne. A propos, le ministre anglais de l’agriculture sera-t-il présent ? Il en a encore le droit !
Pour ces réunions (secrètes et non publiques) d’apparatchiks européistes c’est la grande mobilisation des forces de l’ordre : 5 escadrons de gendarmerie, 4 escadrons de CRS, le GIGN et une centaine de gendarmes du département qui patrouillent sur Blois et Vineuil à tous les ronds points.
Mais que craignent-ils ? Un attentat islamiste ? Une manif de paysans ? Une jacquerie ? Le Domaine de Chambord est entièrement interdit depuis aujourd’hui 14 h et jusqu’à demain soir : personne ne peut y pénétrer sauf les amis de Le Foll. Fort Chabrol en personne !
Qui dira le manque à gagner de cette fermeture de Chambord et le coût de cette opération inutile? Décidément la République « normale » et citoyenne aime les ors des palais et des châteaux de France. Mais elle oublie ses paysans! Elle les oublie parce qu’elle ne les aime ni ne les connait. Pas de pays sans paysans!

 

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Non à l’exploitation des producteurs de lait en France !

Philippe_Loiseau_tracteurA Bruxelles ou a Strasbourg, les eurodéputés FN se battent pour défendre l’agriculture française et la filière laitière (photo d’illustration : Philippe Loiesau).
Que ce soit avec Bel ou Lactalis, les 2 plus grands collecteurs de lait en France, ce sont les 180 producteurs de lait du Loir et Cher qui sont perdants.

Lactalis représente un poids énorme, le quart de la production française, et quand cette entreprise achète moins cher, les autres comme Bel suivent en prétextant qu’ils doivent se calquer sur le marché ambiant.

 « L’un et l’autre prennent prétexte du prix mondial du lait pour toujours tirer les prix vers le bas. Or, tous les 2 réalisent de belles marges sur le marché intérieur, et même européen. Le minimum serait qu’ils en fassent bénéficier ceux grâce auxquels ils font ces profits, c’est-à-dire les producteurs français, dont la qualité de lait est reconnue et leur permet, de plus, d’entrer sur des marchés étrangers  ! » C’est ce que pense avec raison Alexis Descamps, éleveur de vaches laitières avec son épouse Delphine à Savigny-sur-Braye (la Nouvelle République 23/8/2016)

Nous savons que les mauvaises récoltes jointes à l’européisme agricole sont les 2 maux principaux de l’agriculture française.  Il faut y ajouter ces centrales qui pressurisent les producteurs au point de les faire disparaître et de n’avoir en ligne de mire que les profits financiers. Pas les hommes. Quand on sait que la grande finance collabore avec les entreprises mondialistes on comprend mieux l’impasse de l’agriculture française.

La révolte des producteurs de lait est LEGITIME. En tant que Français, nous devons la soutenir par tous les moyens. C’est ce que fait et fera le Front National.

Les 2 maux de l’agriculture : les mauvaises récoltes et l’Union européiste.

Tracteur 2Les jeunes agriculteurs de Loir et Cher ne veulent pas baisser les bras et c’est pour cela qu’ils ont organisé ce week end le rassemblement « Festi’campagne » à Rhodon. Pourtant, les récoltes de cette année sont catastrophiques : 40 quintaux de blé tendre au lieu de 80 l’an dernier, 30 de colza au lieu de 50 et 20 de blé dur au lieu de 70. Les fortes pluies de juin, puis le froid en juillet et la chaleur sans eau ont détruit la production de toute l’agriculture, céréales, élevages, et vignobles.

Le drame est qu’ils espèrent que le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, les écoutera le 1er septembre à Lamotte-Beuvron pour qu’il transmette le lendemain leurs revendications aux autres ministres européens à Chambord. (Nouvelle république 21/8/2016) Quelle naïveté ou quelle mauvaise foi de la part de ces syndicats! 

Le drame est que nos jeunes paysans « attendent des solutions européennes » alors que cette Europe bruxelloise est sourde et aveugle à leurs demandes depuis des années. La concurrence est inégale et nos agriculteurs ne peuvent pas concurrencer nos pays voisins, qui obtiennent les mêmes subventions que nous avec des coûts de production plus faibles.

Il est temps que les syndicats agricoles officiels cessent de relayer servilement la politique agricole européiste qui les trahit au point de ruiner nos agriculteurs et de nous soumettre bientôt à une dépendance alimentaire. Nous sommes certains que de nombreux agriculteurs avec leurs tracteurs iront manifester le 2 septembre  près de Chambord !

Les Anglais ont ouvert la voie. A quand le Franxit ?

 

Tous à Chambord le 2 septembre à 9h30 !

Chambord_chateauUne réunion au sommet réunira les ministres européens de l’agriculture, le vendredi 2 septembre à Chambord.

Il se dit que le débat aura lieu à huis clos de 9 h 30 à 12 h 30, on se demande pourquoi.(Nouvelle république 11/8/2016) Qu’ont à cacher nos représentants européens que le bon peuple ne doit pas savoir ? La conférence de presse finale  en présence des journalistes ne laissera paraître sans doute que ce que ces messieurs veulent bien dévoiler.

Les paysans de l’Union Européenne ne veulent plus de cette politique agricole commune. Le désespoir s’installe dans les fermes, la révolte gronde partout et les syndicats agricoles français, au moins ceux qui ne font pas allégeance au pouvoir européiste, ne manqueront pas de le faire savoir le 2 septembre.

On imagine d’ici les renforts policiers qui rendront inaccessible le Château de Chambord et rendront impossible tout échange entre les ministres de l’agriculture et le  pays réel. C’est la seule réponse politique que le pouvoir socialiste actuel sait donner.

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Quand la loi n’est pas appliquée, les honnêtes gens se sentent abandonnés.

1343608_3_31cd_manifestation-d-agriculteurs-qui-veulent(Image d’illustration)
Quelles sont les raisons de l’acharnement contre ce jeune maraîcher bio de Mont-Près-Chambord ?

Peut-être le saura-t-il un jour si les auteurs des faits sont identifiés, ce que l’on ose espérer.
Mais dans l’immédiat il est obligé de jeter l’éponge : depuis 8 mois son exploitation, qu’il venait de débuter, était la cible de vols et de dégradations, jusqu’à l’incendie de son tracteur hier matin (la Nouvelle République du 20/07/2016).
C’est une décision grave et qui doit nous interroger.
Car nous sommes bien obligés de constater que les forces de l’ordre n’ont plus aujourd’hui les moyens de faire respecter la loi. Il ne s’agit pas bien sût d’accuser la Gendarmerie,  dont chacun reconnaît l’efficacité mais peuvent-ils encore aujourd’hui mener l’action de proximité qui était la leur avant la mutualisation des brigades ?
N’oublions la responsabilité dans cette situation d’un certain Nicolas Sarközy qui avait diminué les effectifs durant son mandat, poussant au regroupement voire à la fermeture de certaines brigades rurales.
Sans parler du contexte de l’Etat d’urgence qui entraîne un surcroît d’activités tel que Bernard Cazeneuve veut renforcer, bien tardivement, la réserve opérationnelle. Dont, soit dit en passant, les objectifs en terme de recrutement n’ont pas été atteints faute de financement.
En même temps il y a longtemps que les victimes ont renoncé à se défendre, puisque lorsqu’elles le font, elles se retrouvent systématiquement accusées et souvent condamnées.
Nous espérons tout de même que les syndicats agricoles ainsi que les associations de producteurs bio vont réagir et peut-être vous apporter un soutien qui permettrait à ce jeune maraîcher de poursuivre son activité.
Après les zones de non-droit dans certains quartiers en ville, il ne doit pas non plus y avoir de zone de non-droit dans la ruralité.

Le Front National favorable à l’agriculture Bio !

Agriculture bioLes  milieux Bio du réseau Biocoop se développent peu à peu et l’agriculture bio sort de l’anonymat. Les Biotonomes qui se dérouleront samedi à Blois et partout en France en sont la preuve et il convient de s’en féliciter. Le Front national voit cette évolution d’un œil très favorable dès lors qu’elle vise la santé et l’emploi de nos compatriotes et  qu’elle n’est pas marquée d’une coloration ou signe politique agressive.

L’idée qui prévaut en effet dans cette recherche de la proximité des approvisionnements rejoint celle de la priorité donnée par le FN à la défense de ce qui nous entoure immédiatement, à savoir la France et les Français. La lutte que mène le FN contre le mondialisme rejoint celle des circuits courts et de l’enracinement : il est en effet cohérent de donner une priorité à la proximité, à la saisonnalité et de limiter ou refuser les produits qui exigent  des transports routiers ou aériens coûteux et polluants.

Si 86 % des Français pensent que l’agriculture bio est bonne pour la santé, seuls 5 % en consomment régulièrement. (la Nouvelle République 20/5/2016) C’est un chiffre insuffisant, sans doute parce que cette agriculture biologique a trop été marquée par une action politique de façade avec une priorité électoraliste.

Nous ne pouvons qu’approuver Claude Gruffat, président national du réseau Biocoop qui pense que « voter avec son ticket de caisse, c’est voter pour un projet de société ».

Une façon nouvelle de dire « la France et les Français d’abord ! »

Longue vie aux maisons familiales rurales!

FermeLa Maison Familiale Rurale (MFR) de Saint-Firmin-des-Prés a fêté son 60e anniversaire à Morée.
Les MFR ont été créées en 1937 en Lot et Garonne à l’initiative de syndicalistes paysans, de parents d’adolescents et d’un curé de campagne, l’abbé Granereau.
Ils partaient du constat que l’enseignement traditionnel ne formait pas d’agriculteurs mais poussait plutôt les jeunes ruraux soit à abandonner trop tôt leurs études, soit à partir vers la ville.
Les fondateurs du mouvement adoptèrent les trois grands principes de base qui définissent encore aujourd’hui les Maisons familiales rurales à savoir : la responsabilité des parents dans l’éducation de leur enfant, la pédagogie en alternance et le développement du milieu local.
Ces trois principes sont ceux qui devraient soutenir la majorité des actions éducatives de nos enfants dans tous les enseignements. En effet les parents sont les premiers interlocuteurs pour l’éducation de leurs enfants. L’Etat est un partenaire et non le détenteur exclusif de cette mission. L’éducation en effet ne relève pas des missions régaliennes que tout Etat doit assumer.
La pédagogie en alternance a démontré ses excellents résultats, elle se développe en France mais pas autant que cela pourrait se faire, comme en Allemagne. L’enseignement théorique n’a de sens que s’il est prolongé par une pratique dirigée par des plus expérimentés en activité.
Le développement du milieu local c’est le souci de la proximité et de la protection de l’environnement que les écologistes mettent en avant aujourd’hui. Cette idée de bon sens existe depuis longtemps à droite mais elle a été oubliée et malheureusement détournée.
Il faut cesser de faire des réformes qui déstabilisent élèves et corps enseignant  mais revenir à ces 3 principes fondamentaux : la famille, l’alternance et l’enracinement de la proximité.
Le Front National soutient à la Région les actions des MFR parce qu’elles répondent à ces 3 principes de base.

Longue vie aux quatre maisons Familiales Rurales ou assimilées du Loir et Cher ! Merci à leurs fondateurs et aimateurs.

 

 

Philippe Loiseau au Salon de l’Agriculture.

PL Salon de l'Agriculture 2016Marine Le Pen, Présidente du Front National, se rendra au Salon de l’agriculture le 1er mars. Marine viendra pour proposer nos solutions réalistes et porteuses d’espoir ! Elle sera accompagnée par le député Marion Maréchal-Le Pen, David Rachline, Sénateur et maire de Fréjus, Edouard Ferrand et Philippe Loiseau, membres de la Commission agriculture au Parlement européen, de Gilles Pennelle président du groupe FN au Conseil régional de Bretagne, d’Huguette Fatna et de Jean-Michel Dubois pour les DOM-TOM.
Vous pouvez suivre la visite en direct sur la page Facebook de Philippe Loiseau.

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