Romorantin : des caméras pour remplacer les policiers ?
François Gabillas, conseiller municipal FN de Romorantin.
Lors du dernier conseil municipal de Romorantin vendredi 12 octobre, les élus ont approuvé la mise en place d’une « vidéo-protection », nouvelle appellation de la vidéo-surveillance.
Décision prise à contre-coeur par le maire (PS) Jeanny Lorgeoux, qui selon la Nouvelle République »n’a jamais caché une certaine réticence« . En fait, toujours selon le sénateur-maire, c’est l’Etat qui l’avait contraint à se doter de caméras l’an dernier.
En prévision de la fermeture du commissariat, également évoquée à nouveau lors du conseil municipal ?
Les gouvernements UMPS passent, la menace reste, comme nous l’avions évoqué récemment (voir le communiqué de François Gabillas publié le 27 septembre.
Car c’est tout le problème de la vidéo-surveillance : elle ne saurait être qualifiée de vidéo-protection que si elle avait un effet préventif et dissuasif avéré. Or cela ne se peut que s’il y a quelqu’un en permanence derrière les écrans, et une patrouille prête à intervenir. Encore faudrait-il pour cela que le commissariat de la Police Nationale ne ferme pas. En effet, la Police Municipale peut certes surveiller, mais pas intervenir.
Donc, comme cela a été rappelé par le sénateur-maire en réponse à une question « ces matériels ne servent certes pas à dissuader mais à confondre les malfaiteurs » grâce à l’exploitation des images.
C’est mieux que rien, c’est pourquoi François Gabillas (Romo fait front) a voté en faveur du projet.
Mais le problème de la sécurité reste entier à Romorantin.




























